Le plan vert des Verts

Le Québec doit prendre une décision rapide et déterminante pour ses émissions de gaz à effet de serre (GES). S'il veut respecter le protocole de Kyoto, les émissions de gaz à effet de serre devront être de 6 % inférieures à celles établies en 1990 (80,4 Mt) et ce, échelonnées sur les cinq prochaines années.

Le plan vert du gouvernement libéral prévoit, au mieux, une réduction des émissions de GES de 6%, mais en 2012 seulement. Il n'atteindrait donc que 62,5% des objectifs et il n'a toujours pas été mis en œuvre.
De plus, les actions récentes des libéraux provinciaux vont plutôt dans le sens inverse. Il ne s'agit de penser qu'à l'annonce de la construction d'un nouveau pont qui relirait Montréal à Laval. Cette future infrastructure routière accentuera l'étalement urbain et augmentera, évidemment, les émissions de gaz à effet de serre. Ce n'est pas tout. Québec entend bien aller de l'avant avec ses projets de trois ports méthaniers dont un sera muni d'une centrale thermique semblable à celle du Suroît.

Les propositions du Parti vert du Québec sont claires. Avec un vaste plan de réforme de la fiscalité et de la réglementation, le Parti vert du Québec s'engage à respecter les engagements du protocole de Kyoto, à réduire les émissions de GES du Québec de plus de 30% d'ici 2020 et à redynamiser l'économie par cette nouvelle source de création d'emplois. D'ici 2020, le PVQ prévoit une réduction de 39,9 Mt grâce à l'application de son plan vert.

Télécharger le plan vert des Verts -> Plan Vert.pdf



Même pas extrémiste!

Bonjour,

Voici un article qui résume ce que l'on devrait faire pour lutter efficacement contre les changements climatiques.

Après Kyoto : la bataille du Carbone!

En raison de l’inertie du climat, les changements climatiques continueront à se produire pendant plus d’un siècle, alors pourquoi se presser pour mettre en place des mesures contraignantes alors qu’il suffit attendre que le progrès technologique règle le problème de lui-même. Voilà une boutade répétée ad nauseam par les opposants au protocole de Kyoto pour discréditer les partisans d’une action rapide. Une telle attitude serait pourtant extrêmement dangereuse.
La plupart des observateurs s’entendent sur le fait qu’un réchauffement de plus de 2°C serait dangereux. La différence entre 2 et 3°C de réchauffement est considérable. Ainsi, 2 milliards de personnes de plus souffriraient d’un mauvais accès à l’eau potable, la productivité des principales zones agricoles chuterait et la destruction de nombreux écosystème s’en suivrait. Particulièrement inquiétante est la possibilité que les sols et les forêts deviennent de sources de carbone, ce qui pourrait amener une augmentation supplémentaire de 2 à 3°C. Les risques de changements climatiques brutaux s’accroissent comme le ralentissement du Gulf Stream ou la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique de l’Ouest.
Étant donné qu’il s’agit d’une moyenne globale, un réchauffement de 2°C correspond environ à 4°C sur les continents et plus encore aux pôles. Dans certaines régions, les effets seront donc très importants. On estime que le réchauffement actuel se situe à 0,6°C et nous n’avons pas encore subi tout le réchauffement climatique causé par les émissions passées.

Pour éviter les changements climatiques dangereux, il faudrait limiter la production totale de gaz carbonique depuis le début de l’ère industrielle à 570 milliards de tonnes. Or, nous en avons déjà émis plus de 300 milliards de tonnes. Si on continue sur la même voie, nous en émettrons un total de 1600 milliards de tonnes d’ici 2100! Afin d’éviter des changements climatiques dangereux, il faudra réduire de 85% la production de gaz à effet de serre par rapport au court normal des affaires!

Pour ce faire, il faudra réduire de 4 à 5% par an la production de gaz à effet de serre dès la fin de la période d’application du protocole de Kyoto, soit 2012 ! Étant donné l’effort à faire se compare aisément à un effort de guerre, il n’est donc pas étonnant que les négociations soient difficiles. La bonne nouvelle est qu’il n’y a pas assez de pétrole et de gaz naturel en réserve pour produire des changements climatiques dangereux. La mauvaise nouvelle est qu’il y a plus qu’assez de charbon pour le faire !

Dans un tel contexte, le plan québécois de lutte aux changements climatiques est un pas dans la bonne direction. Cependant, il s’agit d’un effort bien insuffisant même à l’égard des objectifs modestes du protocole de Kyoto. En effet, ce n’est pas en 2012 qu’il faut atteindre les objectifs de protocole, mais sur l’ensemble de la période 2008-2012. Dans sa forme actuelle, le plan québécois ne permettra donc d’atteindre que le quart ou la moitié des objectifs de Kyoto, avec au sans l’aide du fédéral. Aussi difficiles que cela puisse paraître, les véritables objectifs du protocole de Kyoto pour le Québec correspondent à l’effort que nous devrons déployer tous les ans pendant les cinquante prochaines années. Alors, aussi bien commencer tout de suite.


Options d'affichage des commentaires

Sélectionnez la méthode d'affichage des commentaires que vous préférez, puis cliquez sur "Sauvegarder les paramètres" pour activer vos changements.